Il est arrivé la nuit, dans le monde de l'inquiétude, de l'obscurité, des ténèbres et du doute, dans une ville qui n'a gardé que les restes d'un passé glorieux; les puissants étaient ailleurs, (...). Il est né pauvre et menacé. Aussitôt a jailli la lumière que seuls les pauvres et les étrangers, les exclus, ont vue. Et aussitôt les puissants, les notables, les installés ont pris peur, n'ont reculé devant aucun moyen, y compris le martyre, y compris le massacre des plus faibles, des plus innocents, pour le faire disparaître, pour étouffer cette voix avant qu'elle puisse parler, proférer son message. L'homme (...) qui devait finir sur un gibet était né dans une mangeoire, un débarras ou un galetas. Pourtant, il réussit à se faire entendre et à bouleverser l'histoire du monde. Jamais, en apparence, révolution ne s'est accomplie avec aussi peu de moyens. Celle-ci, en réalité, disposait du plus grand des moyens, du plus puissant : la Parole.
(...)
Jacques Dusquesne

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