samedi 3 juillet 2021

Nous n'avons fait que fuir Nous cogner dans les angles !
Entre les lampadaires A des années-lumières Du salut éternel
Salut comment vas-tu ? Moi ça va, toi ça va ? C'est très bien, c'est très bien
On a presque compris les murs sont familiers
Tu perds ta langue enfin ? Tu as perdu ta langue?
Pauvre sac d'os et d'excrément, tu te pavanes de l'aube au crépuscule et ce n'est pas danser et ce n'est pas esquisser un pas, ce n'est pas fouetter l'air d'un geste détaché, ce n'est pas l'élégance loin s'en faut, des lignes si fuyantes qu'on les croyait sans fin quasi-inexistantes. C'est marteler encore et toujours la terre, l'enfoncer sous ses pas, se la coller la glaise sous les semelles de plomb.
On me fait signe dans un autre hémisphère, syndrome chinois / fulgurance, transperce le noyau de feu et de magma.
On m'appelle sous d'autre latitudes où des fleurs de cactus, où de grands magnolias, où des palétuviers disputent aux bétonneuses les royaumes ordinaires.
Keskya tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ?

 



des images belles comme la rencontre fortuite 
sur une table à dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie...

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